Heureusement c’est moi qui ai... frappé le poteau de la tête, alors que mes camarades n’ont pas commis d’erreurs devant la cage et ont été très lucides dans leur façon de marquer des buts.
Le match contre l’Ukraine a été bizarre, une rencontre que nous avons dominée pendant toute la première mi-temps et que nous avons ensuite risqué de compliquer en début de deuxième mi-temps. Quand j’ai repoussé le ballon à quelques centimètres de la ligne blanche, j’ai senti que nous allions gagner. Il est très difficile de nous marquer des buts, et d’ailleurs, jusqu’ici seul Zaccardo a réussi à le faire (je rigole!!!). Grâce à moi aussi? Bien sûr, cela me fait plaisir de l’entendre, même s’il s’agit d’un excellent travail collectif.
Vous avez dû le voir sur le terrain à la fin du match. Nous avons dédié notre succès à Gianluca Pessotto en lui souhaitant de revenir le plus tôt possible dans les bras de tous ceux qui l’aiment. J’espère qu’il aura vu le drapeau que nous avons sorti pour lui.
Et maintenant, l’Allemagne. Vous en souvenez-vous? Au début du tournoi je l’avais mise parmi les favoris, même si à cette époque là tout le monde n’était pas d’accord là-dessus. Mais, les faits m’ont donné raison, même si l’Argentine aurait mérité d’aller en demi-finale.
Oublions le match amical d’il y a quelques semaines contre l’Allemagne et considérons ce défi comme une grande occasion: si nous gagnons, nous aurons éliminé les maîtres de maison; dans le cas contraire – mais je ne veux même pas y penser- nous serons tout de même parmi les quatre équipes nationales les plus fortes du monde.
Le match de Dortmund nous offrira également l’opportunité de faire taire certaines médisances d’une partie – minoritaire – de la presse allemande à notre sujet. Cela ne fait que nous charger encore davantage à bloc. Et puis, plus on mange et plus on a faim...